Marlène Schiappa, femme de pouvoir

Marlène Schiappa

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes

Notre pittoresque secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, enchaîne les actions et engagements féministes aux accents provocateurs.

Vaste programme: « gender budgeting », amendes pour harcèlement de rue, PMA pour tous…


En juillet, elle parlait d’accorder un « CAP petite enfance », principalement pour les mères retournant au travail. Quelques jours plus tard, elle suggérait la création du « gender budgeting », un terme inspiré par son anglomanie pour que l’argent de l’État soit réparti à égalité entre les femmes et les hommes. Pince-sans-rire, à droite, quelques-uns se gaussaient voyant là un bon moyen de réduire les finances de l’armée. Schiappa n’a pourtant pas à se plaindre, le budget de son secrétariat d’État est l’un des seuls à ne pas avoir été rogné par souci d’économie. Sur sa lancée, elle nous faisait une belle rentrée : le 12 septembre, devant la presse convoquée, elle affichait sur le portail d’entrée de ses bureaux la liste des dix plus mauvaises entreprises en matière d’égalité hommes-femmes. Dans la même journée, elle promettait sur RMC de faire punir par des amendes le « harcèlement sexuel de rue ». Au cours de la même émission, elle annonçait la PMA (procréation médicale assistée) « pour tous ». Enfin, toutes les femmes. Cela pour mettre fin à une « forme de discrimination à l’égard des femmes lesbiennes et célibataires ».  Elle devrait pourtant s’interroger sur l’importance d’un papa, elle qui a préféré le sien à sa mère à l’âge de 13 ans et demi. Une autre femme qui a parfois le mot juste, une certaine Ludovine de La Rochère, se posait justement la question : « Peut-on priver délibérément un enfant de père ? » Cela fait beaucoup au crédit, ou plutôt au discrédit, de cette Marlène dont bien peu de soldats  voudraient. On se demande quelle mouche a piqué cette adepte de la « féminocratie » totalitaire…

L’enfance de Marlène Schiappa

Tout commence pour elle à sa naissance. Son père, Jean-Marc Schiappa, a semble-t-il fait planer de mauvaises ondes sur son berceau. C’est un spécialiste de la vie et de la pensée de Gracchus Babeuf, ce révolutionnaire illuminé et anticlérical reconnu précurseur du communisme par Marx et Engels.

papa Schiappa, un trotskiste assumé

Spécialiste de Babeuf ! Nous devrions plutôt dire obsédé jusqu’à avoir écrit plusieurs livres sur cet inconnu de l’opinion. Il est aussi président de l’IRELP (Institut de la Libre Pensée) créé par la Fédération de la Libre Pensée dirigée par Marc Blondel. Enfin, c’est un proche de Daniel Gluckstein (1) , responsable trotskiste de la tendance dite lambertiste. On lit même que le père Schiappa a « trimballé » sa fille « dans ses tractages et manifs. Des réunions de cellule lambertiste se tiennent à la maison » (2).
À mourir de rire, elle avoue : « Enfant, je croyais que Trotski et Marx étaient des amis ». En clair, elle a reçu le virus bien avant son premier flirt. On cherche encore le remède.

Les aspirations professionnelles de ce père, pardon de le dire plus déformateur que formateur, ne pouvaient pas s’épanouir partout. En bon militant infiltrant le système, il est d’abord délégué syndical de Force ouvrière à la Caisse d’allocations familiales de Paris. Puis il passe le CAPES et devient professeur d’histoire-géographie dans un collège de Créteil.

Marlène Schiappa voit dans le féminisme un créneau porteur

Mais la petite Marlène est une fine mouche. Elle a compris les rabâchages  gauchistes ne passionnant pas les auditoires. C’est en s’appuyant sur un féminisme ultra-provocateur qu’elle décide de tailler sa route. En 2008, âgée de 26 ans, elle lance un blog sur Internet : le réseau « Maman Travaille ». Une bonne idée ! Elle se sert de sa propre expérience, comme jeune mère, pour multiplier les exigences. Elle sait, dans notre société, les revendications d’aides et de subventions toujours trouver preneurs. C’est un bon moyen pour se mettre en avant du jeu politique.

Un blog très romantique pour « écrire à son utérus« …

Maniant habilement sa communication, et à force de travail faut-il dire, son blog est un succès. Elle compte 8 000 visiteurs par jour. Alors, elle fonde une association sur la même thématique. Puis elle se lance dans l’écriture de livres. Globalement, elle s’investit là aussi dans le créneau de la pauvre femme victime de la société. Ça marche ! Elle fait néanmoins quelques dérapages. Par exemple  avec « Lettres à mon utérus », un titre pas très romantique, qu’elle publie en 2016.

et un livre pour faire la promotion sexuelle des femmes rondes

Il y a aussi « Osez l’amour des rondes », comprenez « des grosses », en 2010. Certains passages de l’ouvrage vont jusqu’à vanter de manière assez vulgaire  les  prestations sexuelles « des rondes », laissant poindre un rien de frustration féminine. Oserons-nous suggérer, à cette égérie du féminisme castrateur, que ses emportements idéologiques sont sans doute bien plus responsables de l’absence de soupirants devant sa porte que ses courbes un peu prononcées ?

Le sujet semble néanmoins tarauder la dame au point que toute la presse lui attribue à tort ou à raison une série de  livres érotiques sous pseudo. Jouer les féministes ou être aimée, il faut choisir !

Les harceleurs de La Chapelle-Pajol boudent Marlène Schiappa

Le cas de notre secrétaire d’État semble désespéré. Le 12 juin dernier, elle s’est fait filmer traversant le quartier de La Chapelle-Pajol. En jupe courte s’il vous plaît. Objectif recherché, révéler le harcèlement dont sont victimes les femmes, dans cette zone populaire de la capitale, à forte densité immigrée. Alors que, quinze jours plus tôt, deux femmes se plaignaient des satyres qui hanteraient l’endroit, le passage de la malheu-reuse Marlène Schiappa n’est même pas sifflée. Le comble ! Du coup, elle a retiré le film de son compte Twitter.

Elle veut accéder au monde de  la politique

Tout cela n’est en fait qu’amusement. Elle sait ce qu’elle veut : accéder au monde politique. Elle s’inscrit sur le parcours. En mars 2014, elle rejoint la liste du maire socialiste Jean-Claude Boulard. Elle se retrouve conseillère municipale. Bien sûr, elle joue la carte de l’immigration en créant avec Assia Benziane, du Front de Gauche, le « Mouvement des élu(e)s français(e)s pour l’égalité ». Aux départementales de la Sarthe, en 2015, elle est battue.

Marlène au cabinet de Laurence Rossignol, une ex-trotskiste

On lui tend la main : en mars 2016, Laurence Rossignol la nomme à son cabinet. Rossignol est alors ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes. En outre, elle a commencé en politique à la LCR, la Ligue communiste révolutionnaire, l’autre parti trotskiste. Voilà qui crée des affinités avec papa Schiappa.  Mais le béguin ne dure pas. Affaire d’ego semble-t-il, la mission prend fin en juin et n’est pas renouvelée.

Marlène atteinte de macronite devient secrétaire d’Etat

Marlène joue alors Emmanuel Macron. Avant même le démarrage officiel de la campagne présidentielle, elle fait partie de ses groupies. Elle devient l’un de ses cent délégués sur le territoire français. Jusqu’à décrocher le jackpot : son secrétariat d’État.

On peut regarder tout cela avec détachement. C’est pourtant à une mutation de la société à laquelle nous assistons. D’un côté Macron impose des règles ultra-libérales qui le ferait passer pour un homme de droite. De l’autre, il laisse prospérer sous son aile les tendances les plus extrêmes et les plus pernicieuses de la gauche.

Nous entrons bien dans un nouveau monde : celui du mondialisme triomphant des multinationales associé à l’ultra libertarisme des individus. Le veau d’or  pour emblème dans le domaine publique, mais ni Dieu ni maître dans la vie privée. Quand, d’un côté on nous fait plier sous le joug de lois économiques, de l’autre, et en compensation, on nous offre l’effacement des règles morales.

La société concoctée par Macron sert ainsi les intérêts financiers des Rothschild et les aspirations des gauchistes de la mouvance trotskiste. Reste à savoir jusqu’où peut aller cette alliance contre nature. Car, un jour, pour le pouvoir total ou divergeant sur le plan économique, ces deux tendances se retrouveront en conflit. Ce sera la rue contre la finance. Entre temps, notre société, ses traditions, ses valeurs et l’attachement au pays auront été balayés. Il ne restera que l’appât du gain et le goût des jouissances basses et ordinaires.

 Notes

  • (1) Nous avons interviewé Daniel Gluckstein en juin 2001 pour le compte du « Figaro-Magazine ». Il dirigeait alors le Parti des travailleurs. Le pauvre homme se demande encore pourquoi ses arguments ne sont pas parvenus à nous convaincre.
  • (2) In « Le Monde » du 16 août 2017.
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