Moussa Koussa, homme clef d’un supposé financement libyen de Sarkozy

Sarkozy et le supposé financement libyen de la campagne présidentielle de 2007

Moussa Koussa connaît la vérité

Sarkozy et Kadhafi, une amitié qui a mal fini!

Sarkozy recevant Mouammar Kadhafi en France en décembre 2007

Une note tirée des archives des services secrets libyens, datée du 10 décembre 2006, parle d’un accord de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 par l’État libyen, à hauteur de 50 millions d’euros. Seule preuve concrète, pour Sarkozy, c’est un faux.

Ce document est signé par un certain Moussa Koussa, alors chef des services de renseignements extérieurs de Mouammar Kadhafi. Je l’ai croisé en mars 2011 à Tripoli, pendant l’offensive dont Sarkozy était le principal initiateur.

Moussa Koussa était devenu ministre des Affaires étrangères. Il avait son bureau à l’hôtel Rixos où il servait de porte-parole du gouvernement libyen lors des conférences de presse. Avec mes collègues journalistes, nous étions pour la plupart logés dans le même hôtel.

Ma demande des preuves déclenche la fureur de Moussa Koussa

Déjà, à l’époque, les responsables du régime parlaient du financement de Sarkozy par Kadhafi. J’ai alors demandé des preuves écrites. Aujourd’hui exilé en Europe, un contact libyen m’a affirmé Moussa Koussa en possession d’un document. Il m’a amené à la porte du bureau de ce dernier me priant d’attendre. Au bout de quelques minutes, le dit contact est ressorti du bureau escorté par les hurlements du ministre.

Moussa Koussa fait défection…

Quelques jours plus tard, Moussa Koussa prétextait un déplacement à l’étranger pour déserter en direction de Londres. Son refus de parler à propos de l’affaire Sarkozy devenait logique. Aujourd’hui dépendant pour sa sécurité des pays occidentaux, il ne veut pas se faire de nouveaux ennemis.

Néanmoins, si la note datée du 10 décembre 2006 était un faux, il serait stupide, de la part des anciens amis de Kadhafi, de la présenter portant la signature de Moussa Koussa. En effet, en tant que transfuge dépendant de ses protecteurs, si le document est authentique, il est dans son intérêt de déclarer qu’il s’agit d’un faux. Ce qu’il a du reste fait. Alors? Faites vos jeux…

Alain CHEVALERIAS

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Une réflexion au sujet de « Moussa Koussa, homme clef d’un supposé financement libyen de Sarkozy »

  1. D’ailleurs pour une approche légère de ce sujet fort pesant voir « le Président et le Dictateur », réalisé par Antoine Vitkine. Prochaine diffusion le 19 avril à 00:35 sur LCP. Pas fait exprès, mais ça tombe bien 🙂

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