Anna l’espionne retournée dans le froid « Au service de Poutine »

Les temps changent en Russie ! On n’envoie plus des espions qui ont fait échouer leur mission en Sibérie. Anna Kuschchenko pourra vous le dire.
Anna Kuschchenko en couverture de magazine

« L’agent 90-60-90 » comme on l’appelle en Russie reprenant les chiffres de ses mensurations. Sacré Poutine !

Aujourd’hui on la voit partout sur les couvertures des magazines russes en porte-jarretelles et soutien-gorge, le flingue à la main, parodiant les James Bond Girls. Elle est devenue la coqueluche de la presse en égérie du FSB, l’héritier du KGB. Poutine a le sens de la communication.

Tout a commencé pour Anna sous l’Union Soviétique. Son père, officier du KGB, l’impressionnait beaucoup avec ses gardes du corps et ses voitures à vitres fumées. Pendant ses études, suivant les traces de son paternel, elle a reçu une formation à la centrale du renseignement soviétique.

Puis, à 19 ans, elle est partie à Londres pour améliorer sa pratique de l’anglais. Appliquant avec brio les méthodes des agents de l’Est, elle a harponné un étudiant britannique, Alex Chapman, pour convoler avec lui. Dans la meilleure des traditions, elle divorçait six mois plus tard… mais gardait la nationalité britannique et le nom, Anna Chapman.

Grâce à cette couverture et à sa jolie frimousse, la rouquine incendiaire commença sa carrière d’espionne Outre-Manche. Puis, à la fin de l’année 2009, à l’âge de 27 ans, elle était envoyée à New York pour rejoindre une équipe d’espions russes chargés d’approcher les hautes sphères des États-Unis afin de soutirer des renseignements.

Pour appâter les poissons, Anna fut nommée à la tête d’une agence immobilière haut de gamme. Là, elle fit d’abord des miracles. Un ancien officier des Marines spécialisé dans les communications cryptées est tombé dans ses bras. Puis c’était le tour d’un riche homme d’affaires au courant des investissements stratégiques du pays.

Du boulot de pro ! Une fois par semaine, elle se rendait dans un café Starbuck de Manhattan ou dans une librairie de Greenwich Village. Là, elle se mettait en liaison par Wifi avec un autre officier du FSB et lui envoyait son rapport sous forme sécurisée.

Les officiers du contre-espionnage américain ne sont pas complètement idiots. Ils finirent par deviner anguille sous roche. Prenant Anna en filature, ils remarquèrent ses visites hebdomadaires à la délégation russe des Nations Unies. Comprenant son jeu, ils montèrent un piège pour la démasquer.

Tout alors bascule ! La tactique employée est tellement grossière qu’Anna se laisse prendre. Dans un centre commercial, un homme lui tend un faux passeport américain et lui dit : « Remettez-le à vos contacts ! » Elle est filmée mais bien sûr ne le sait pas. Elle aurait dû refuser le document et prendre ses distances du provocateur. Naïvement, dirons-nous, elle empoche le passeport.

Tout le réseau tombe, mais quelque temps plus tard, les espions russes sont échangés contre des américains pris sur le sol russe. Vladimir Poutine en personne les reçoit chez lui. Il accroche si bien avec Anna qu’il l’emmène faire une petite excursion dans son sous-marin privé.

La carrière de la jeune femme est lancée. Elle pose en décolleté pour l’Agence spatiale russe. Ses tenues s’allègent de plus en plus sur les couvertures des magazines. Puis elle donne naissance à un bébé. Mais on ignore le nom du père. L’aventure n’est pas finie !

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UN GOUVERNEMENT AU SERVICE D’ISRAËL ?

Le 11 février, un nouveau gouvernement nous tombait sur la tête. Enfin, nouveau jusqu’à un certain point : le Premier ministre ne change pas. Sur 39 membres, seulement 13 sont des arrivants, en outre surtout parmi les secrétaires d’État. Un détail semble-t-il important aux yeux de nos décideurs, on compte exactement 19 femmes pour 19 hommes. Un véritable gouvernement de parité, comme on dit, même si le CV de certaines de ces dames apparaît bien peu étoffé à la rubrique « activités professionnelles ». Nous avons aussi relevé la participation de neuf membres du corps enseignant, allant du simple instituteur et directeur d’école primaire, pour Jean-Marc Todeschini, jusqu’au maître de conférence, dans le cas de Patrick Kanner, en passant par le prof d’allemand, métier exercé par Jean-Marc Ayrault. Quand même neuf enseignants sur un gouvernement de 39 membres, cela fait 25% des effectifs. Comme si certains éléments de cette profession n’en avaient pas déjà assez fait en démolissant l’Éducation nationale !

On ne compte que cinq nouvelles têtes parmi les ministres : Jean-Marc Ayrault, Jean-Michel Baylet, Emmanuelle Cosse, Jean-Jacques Urvoas et Audrey Azoulay. Encore en est-il deux bien connues : Ayrault, ancien Premier ministre de François Hollande, et Azoulay qui exerçait pour ce dernier des fonctions de conseiller.

Pourquoi ces menus changements ? Bien sûr, il fallait remplacer Christiane Taubira. Hollande ne pouvait surtout pas garder Laurent Fabius. Au détour d’un article, le très informé « Actualité Juive » nous explique la raison de l’évincement de Fabius et de la promotion d’Ayrault : « Jean-Marc Ayrault devrait accorder davantage d’attention au dossier européen que son prédécesseur qui avait fait du Moyen-Orient et de la conférence-climat ses priorités, avec une réussite variable ».

En clair, pour « Actualité Juive », Fabius se mêlait de ce qui ne le regarde pas, le Moyen-Orient. Il est vrai qu’il avait promis de relancer le dialogue israélo-palestinien et menacé de reconnaître l’État palestinien si ses démarches n’aboutissaient pas. On a compris, Ayrault, plus souple, a reçu la consigne de ne plus embêter les Israéliens avec ce dossier qui sent le soufre.

« Actualité Juive » va plus loin. « Si les efforts de M. Fabius ont contribué à sceller un accord sur le programme nucléaire iranien et sur la lutte contre le réchauffement climatique, sa position dans la crise syrienne – « ni Assad, ni Daech » – a été contestée pour son irréalisme et a fini par être battue en brèche par l’exécutif dans les derniers mois de l’année 2015 ».

Sur un ton neutre, l’hebdomadaire de la communauté parle de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran. Or, avec l’État hébreu dont il soutient systématiquement les positions, il a critiqué avec véhémence la conclusion de ce dossier. En revanche, l’attaque est claire quant à la politique syrienne menée par Fabius au nom de la France. L’option « Ni Assad, ni Daech » est présentée comme « irréaliste ». Pour les Israéliens comprenons-nous. Mais cela semble aussi annoncer un changement de la politique de la France en Syrie.

Concernant les Israéliens, tout d’abord, les naïfs s’étonneront de leur choix. Ne pas soutenir la politique « Ni Assad, ni Daech » revient à choisir l’un contre l’autre. Un soutien à Daech apparaissant impossible, on conclut aisément que la solution préconisée consiste à s’allier à Bachar contre Daech. Comme par hasard la stratégie proposée par la Russie.

 

Pour lire la suite dans   » L’Echelle des Valeurs et la Lettre de Pierre de Villemarest « 

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