Anna l’espionne retournée dans le froid « Au service de Poutine »

Les temps changent en Russie ! On n’envoie plus des espions qui ont fait échouer leur mission en Sibérie. Anna Kuschchenko pourra vous le dire.
Anna Kuschchenko en couverture de magazine

« L’agent 90-60-90 » comme on l’appelle en Russie reprenant les chiffres de ses mensurations. Sacré Poutine !

Aujourd’hui on la voit partout sur les couvertures des magazines russes en porte-jarretelles et soutien-gorge, le flingue à la main, parodiant les James Bond Girls. Elle est devenue la coqueluche de la presse en égérie du FSB, l’héritier du KGB. Poutine a le sens de la communication.

Tout a commencé pour Anna sous l’Union Soviétique. Son père, officier du KGB, l’impressionnait beaucoup avec ses gardes du corps et ses voitures à vitres fumées. Pendant ses études, suivant les traces de son paternel, elle a reçu une formation à la centrale du renseignement soviétique.

Puis, à 19 ans, elle est partie à Londres pour améliorer sa pratique de l’anglais. Appliquant avec brio les méthodes des agents de l’Est, elle a harponné un étudiant britannique, Alex Chapman, pour convoler avec lui. Dans la meilleure des traditions, elle divorçait six mois plus tard… mais gardait la nationalité britannique et le nom, Anna Chapman.

Grâce à cette couverture et à sa jolie frimousse, la rouquine incendiaire commença sa carrière d’espionne Outre-Manche. Puis, à la fin de l’année 2009, à l’âge de 27 ans, elle était envoyée à New York pour rejoindre une équipe d’espions russes chargés d’approcher les hautes sphères des États-Unis afin de soutirer des renseignements.

Pour appâter les poissons, Anna fut nommée à la tête d’une agence immobilière haut de gamme. Là, elle fit d’abord des miracles. Un ancien officier des Marines spécialisé dans les communications cryptées est tombé dans ses bras. Puis c’était le tour d’un riche homme d’affaires au courant des investissements stratégiques du pays.

Du boulot de pro ! Une fois par semaine, elle se rendait dans un café Starbuck de Manhattan ou dans une librairie de Greenwich Village. Là, elle se mettait en liaison par Wifi avec un autre officier du FSB et lui envoyait son rapport sous forme sécurisée.

Les officiers du contre-espionnage américain ne sont pas complètement idiots. Ils finirent par deviner anguille sous roche. Prenant Anna en filature, ils remarquèrent ses visites hebdomadaires à la délégation russe des Nations Unies. Comprenant son jeu, ils montèrent un piège pour la démasquer.

Tout alors bascule ! La tactique employée est tellement grossière qu’Anna se laisse prendre. Dans un centre commercial, un homme lui tend un faux passeport américain et lui dit : « Remettez-le à vos contacts ! » Elle est filmée mais bien sûr ne le sait pas. Elle aurait dû refuser le document et prendre ses distances du provocateur. Naïvement, dirons-nous, elle empoche le passeport.

Tout le réseau tombe, mais quelque temps plus tard, les espions russes sont échangés contre des américains pris sur le sol russe. Vladimir Poutine en personne les reçoit chez lui. Il accroche si bien avec Anna qu’il l’emmène faire une petite excursion dans son sous-marin privé.

La carrière de la jeune femme est lancée. Elle pose en décolleté pour l’Agence spatiale russe. Ses tenues s’allègent de plus en plus sur les couvertures des magazines. Puis elle donne naissance à un bébé. Mais on ignore le nom du père. L’aventure n’est pas finie !

UN GOUVERNEMENT AU SERVICE D’ISRAËL ?

Le 11 février, un nouveau gouvernement nous tombait sur la tête. Enfin, nouveau jusqu’à un certain point : le Premier ministre ne change pas. Sur 39 membres, seulement 13 sont des arrivants, en outre surtout parmi les secrétaires d’État. Un détail semble-t-il important aux yeux de nos décideurs, on compte exactement 19 femmes pour 19 hommes. Un véritable gouvernement de parité, comme on dit, même si le CV de certaines de ces dames apparaît bien peu étoffé à la rubrique « activités professionnelles ». Nous avons aussi relevé la participation de neuf membres du corps enseignant, allant du simple instituteur et directeur d’école primaire, pour Jean-Marc Todeschini, jusqu’au maître de conférence, dans le cas de Patrick Kanner, en passant par le prof d’allemand, métier exercé par Jean-Marc Ayrault. Quand même neuf enseignants sur un gouvernement de 39 membres, cela fait 25% des effectifs. Comme si certains éléments de cette profession n’en avaient pas déjà assez fait en démolissant l’Éducation nationale !

On ne compte que cinq nouvelles têtes parmi les ministres : Jean-Marc Ayrault, Jean-Michel Baylet, Emmanuelle Cosse, Jean-Jacques Urvoas et Audrey Azoulay. Encore en est-il deux bien connues : Ayrault, ancien Premier ministre de François Hollande, et Azoulay qui exerçait pour ce dernier des fonctions de conseiller.

Pourquoi ces menus changements ? Bien sûr, il fallait remplacer Christiane Taubira. Hollande ne pouvait surtout pas garder Laurent Fabius. Au détour d’un article, le très informé « Actualité Juive » nous explique la raison de l’évincement de Fabius et de la promotion d’Ayrault : « Jean-Marc Ayrault devrait accorder davantage d’attention au dossier européen que son prédécesseur qui avait fait du Moyen-Orient et de la conférence-climat ses priorités, avec une réussite variable ».

En clair, pour « Actualité Juive », Fabius se mêlait de ce qui ne le regarde pas, le Moyen-Orient. Il est vrai qu’il avait promis de relancer le dialogue israélo-palestinien et menacé de reconnaître l’État palestinien si ses démarches n’aboutissaient pas. On a compris, Ayrault, plus souple, a reçu la consigne de ne plus embêter les Israéliens avec ce dossier qui sent le soufre.

« Actualité Juive » va plus loin. « Si les efforts de M. Fabius ont contribué à sceller un accord sur le programme nucléaire iranien et sur la lutte contre le réchauffement climatique, sa position dans la crise syrienne – « ni Assad, ni Daech » – a été contestée pour son irréalisme et a fini par être battue en brèche par l’exécutif dans les derniers mois de l’année 2015 ».

Sur un ton neutre, l’hebdomadaire de la communauté parle de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran. Or, avec l’État hébreu dont il soutient systématiquement les positions, il a critiqué avec véhémence la conclusion de ce dossier. En revanche, l’attaque est claire quant à la politique syrienne menée par Fabius au nom de la France. L’option « Ni Assad, ni Daech » est présentée comme « irréaliste ». Pour les Israéliens comprenons-nous. Mais cela semble aussi annoncer un changement de la politique de la France en Syrie.

Concernant les Israéliens, tout d’abord, les naïfs s’étonneront de leur choix. Ne pas soutenir la politique « Ni Assad, ni Daech » revient à choisir l’un contre l’autre. Un soutien à Daech apparaissant impossible, on conclut aisément que la solution préconisée consiste à s’allier à Bachar contre Daech. Comme par hasard la stratégie proposée par la Russie.

 

Pour lire la suite dans   » L’Echelle des Valeurs et la Lettre de Pierre de Villemarest « 

Ecrire à :

Alain Chevalérias
39, rue des Faubourgs
10130 MAROLLES-SOUS-LIGNIERES

ou Remplir le formulaire de contact

Kamel Daoud: Tempête intellectualiste dans un encrier

Le 31 janvier, dans « Le Monde », Kamel Daoud, écrivain franco-algérien, publiait une tribune libre intitulée « Cologne, lieu de fantasmes ». À sa façon alambiquée d’intello perdu dans les méandres de la vie, il veut nous faire partager son explication des agressions de femmes, perpétrées pendant la nuit de la Saint Sylvestre à Cologne.

Pour lui, dans le monde musulman, « la femme est niée, refusée, tuée, voilée, enfermée ou possédée (…) Étant donneuse de vie et la vie étant perte de temps, la femme devient la perte de l’âme ». Il prend pour grille de lecture la doxa islamiste et, pour se faciliter les choses, suppose tous les musulmans s’y référer. Il peut dès lors imputer à l’islam la responsabilité des agressions de Cologne.

À la lumière de notre expérience des sociétés orientales, la réalité nous apparaît différente. Certes, la tradition sémite, qu’elle soit devenue juive ou musulmane, bien avant l’islam donc, tend à restreindre la femme dans l’univers domestique. En outre, comme dans la tradition chrétienne, mais sans doute plus encore, la vie sexuelle y connaît des restrictions. Néanmoins, autrefois en terre d’islam, justement pour protéger la société de débordements émanant de jeunes gens, on mariait ces derniers au début de l’âge adulte.

Cependant, au cours du dernier demi siècle, du Maroc au Pakistan, la population a été multipliée par quatre ou cinq selon les pays. Jusqu’alors essentiellement rurale, elle s’est urbanisée et paupérisée. L’espace et l’argent manquant, quand les besoins croissaient, les mariages se sont conclus plus tardivement, engendrant l’apparition d’une catégorie de jeunes gens frustrés.

Les conséquences de ce phénomène sont observables jusque dans les rues des grandes mégapoles. Au Caire, par exemple, les femmes seules sont souvent harcelées. Des viols en groupe y ont été répertoriés. Pour bien dire que ce n’est pas une exception musulmane, les mêmes dérives s’observent dans la société hindoue.

Au Moyen-Orient, dans les villes à risque, femmes et jeunes filles ont appris à se protéger en évitant les trajets exposés. En Occident, en revanche, ces jeunes frustrés, quand ils débarquent dans nos cités, ont les yeux d’affamés entrant dans une pâtisserie. À cela s’ajoute le mythe de la femme occidentale, dans laquelle beaucoup d’Orientaux voient une sorte de prostituée, en raison de la liberté dont elle jouit.

Pour nous, Kamel Daoud se trompe. S’il y a bien des critiques à faire sur une pratique musulmane inadaptée à la vie moderne, ce n’est pas celle qu’il décrit dans son article. Cependant, la réponse que lui donne, dans « Le Monde » du 11 février, un collectif d’intellos « islamo-gauchisants » ne vaut pas mieux. Eux, c’est la critique de l’islam qu’ils tendent à interdire, celle de l’Occident dont ils font la promotion.

Mais quand Kamel Daoud, blessé dans son orgueil, répond à ces contradicteurs en annonçant son retrait du journalisme, il en devient ridicule… et inutile. Cependant, que dire de Manuel Valls ! Le 2 mars, il s’est fendu d’un texte sur Facebook pour accourir à la rescousse d’un Daoud qui s’est réduit au rôle de Don Quichotte. Cette affaire est bien une tempête intellectualiste dans un encrier. Elle dégouline même sur le bureau du Premier ministre.

Les orphelins de la police jetés aux chiens

Fondée en 1921, l’ancien orphelinat de la police s’appelle aujourd’hui Orphéopolis. Association loi 1901, l’institution est placée sous le haut patronage de la Présidence de la République depuis 1947. Sa mission consiste à aider, voire prendre en charge, les orphelins de policiers. Dans trop de cas elle doit faciliter la reconstruction des enfants, en particulier quand le père ou la mère sont tombés en service. Fin 2013, date de l’enquête citée plus bas, elle accompagnait 200 orphelins.

Comme beaucoup d’associations oeuvrant dans le domaine caritatif, Orphéopolis bénéficiait de la reconnaissance « d’intérêt général ». Ce titre permettait à ses donateurs de décompter de leurs impôts un montant correspondant à 66% de leurs largesses. Un avantage important accordé pour inciter les contribuables à soutenir des associations rendant des services éminents au pays.

Pourtant, l’année dernière, tout basculait. Dans un rapport daté de juillet 2015, la Cour des comptes contestait que l’Orphéopolis puisse jouir de la reconnaissance « d’intérêt général ». Elle décrétait en effet que « cette mutuelle qui fonctionne au profit des orphelins de policiers agit statutairement au profit d’un cercle restreint de personnes ». Pour la Cour
des comptes, l’Orphéopolis n’entre donc pas dans la définition de la notion « d’intérêt général ». Résultat, ses donateurs perdent la réduction fiscale dont ils bénéficiaient…
L’attribution du titre « d’intérêt général » n’est pourtant pas très restrictif. D’après la liste du ministère de l’Intérieur, on compte 1939 structures associatives reconnues d’utilité publique.

Parmi elles, bien sûr, MSF (Médecins Sans Frontière) ou la Croix rouge. D’autres, cependant, nous semblent d’un intérêt très peu général. Par exemple l’« Aéro-club de l’Aisne » qui s’est donné pour mission « de créer et maintenir un centre de relations amicales, propager, stimuler le goût de l’aviation, créer une émulation, résoudre les différents problèmes ». Ou « l’Association amicale des anciens élèves du Lycée
de Banville », à Moulins, qui a pour raison d’être d’« établir entre ses membres un centre de relations amicales en leur procurant les moyens de se revoir ». Quelques exemples parmi d’autres d’associations à l’utilité peu évidente qui mériteraient l’intérêt de la Cour des comptes avant les orphelins de la police.

Encore convient-il de ne pas attribuer la responsabilité de cette sévérité mal placée à la seule Cour des comptes. En effet, après publication des conclusions de cette dernière, « le ministre chargé du Budget peut, par arrêté publié au Journal officiel, suspendre tout avantage fiscal » à l’association concernée. Mais il peut aussi adresser « un rapport motivé au premier président de la Cour des comptes », pour lui faire part de la décision prise de ne pas suivre les conclusions de la Cour.

On voit qu’il n’en a rien été. Refusant d’user de bon sens, le ministre du Budget, le gouvernement auquel il appartient avec lui, se sont rendus à l’esprit de la bureaucratie.

Le blâme le mieux mérité revient au ministre de l’Intérieur, défenseur naturel des forces de police dont il a la charge. Mieux que d’autres, il sait quels risques pèsent sur elles, en ces temps de délinquance et de terrorisme. Or, sachant leurs enfants protégés si eux tombent sous les balles, les policiers n’en seront que plus déterminés, face aux terroristes et aux truands.

Inhumanité, mépris du sacrifice accompli et mauvaise gestion tout semble être réuni dans la décision malheureuse de retirer son avantage fiscal à Orphéopolis.

Les effets pervers d’une immigration sauvage

Immigration , les dessous politiques…

Dans la vraie vie, la vôtre, on paie pour ses erreurs : ne pas appliquer la loi, ne pas protéger sa maison ou manquer d’hygiène de vie va vous coûter en amendes, voire en prison, en frais suite à un cambriolage ou en ennuis de santé. En politique, nos dirigeants ne paient jamais pour leurs fautes, puisque c’est vous qui écopez.

Depuis maintenant près de 40 ans, nous ouvrons nos portes à une immigration toujours plus massive. Ces nouveaux venus, à la fois pour des raisons historiques et économiques, sont pour la plupart de confession musulmane. De plus, pour la majorité d’entre eux, ils appartiennent dans leur culture d’origine aux catégories les moins éduquées.

Nos responsables politiques ont cru, ou fait mine de croire, qu’il n’existait pas de danger pour le pays. Pire, au lieu de tarir le flot, ils l’ont laissé grandir. Ils ont ainsi commis une double faute dont, aujourd’hui, les effets pervers nous touchent de plein fouet. Et eux, comme si de rien n’était, continuent de nous vanter les vertus de l’immigration massive.

Les aspects néfastes de ce phénomène ont pourtant bien frappé en 2015 avec les attentats de janvier et novembre, à Paris, pendant la nuit du Nouvel an, à Cologne. Bien sûr, il ne s’agit pas de faire l’amalgame : parmi les migrants, la majorité sont de braves gens. Certains même se sont si bien intégrés qu’il faut connaître leur nom pour les savoir venus d’ailleurs.

D’autres, une importante minorité, apparaissent en revanche comme des prédateurs. Là encore il ne faut pas confondre. Il y a parmi eux les fanatiques d’une religion qu’ils voudraient voir dominante sur notre sol, mais de plus des fous furieux prêts à imposer la loi islamique par le feu et le sang.

D’autres encore auxquels la délinquance permet un retour à l’état tribal. Tous ces déviants ont en commun un mélange de haine, de mépris et de jalousie pour nous Européens, Français, Occidentaux en général.

Dans ce contexte, un autre danger se greffe sur celui de cette immigration hors contrôle : la prise de position d’extrémistes de gauche en sa faveur. À Calais, par exemple, plusieurs milliers de candidats au passage en Grande-Bretagne s’entassent dans un camp de fortune. Ils sont devenus une nuisance pour les habitants et un facteur d’insalubrité. 17 unités de forces mobiles ont été appelées en renfort pour les contenir s’ajoutant à la police locale. À certains moments, ces illégaux d’Afghanistan, de Syrie ou d’Afrique noire lancent des assauts pour tenter d’entrer en force dans la zone portuaire.

Pour ces offensives, des militants de « No Borders » (Pas de frontières) les soutiennent et les organisent en commandos. Il faut parler d’une organisation militaire obligeant la police à adopter des tactiques de guerre.

Se radicalisant au nom d’une sous culture à laquelle Internet sert de caisse de résonance, comme « No Borders », les « Black Blocks » et d’autres manipulent ces cohortes de « sans papiers » les transformant en forces supplétives. Ils parviennent même, jouant sur la sensibilité d’idéalistes, à entraîner ces derniers à assurer la logistique au quotidien de ces meutes de désespérés venues d’ailleurs.

À la fin, c’est une armée de guerre civile qui se met en branle. Français et migrants, des gens dont le seul lien est la haine de notre société. Merci à nos dirigeants.

Quand Bernard Cazeneuve se moque de nous!

Bernard Cazeneuve a accordé une longue interview à « La Croix », publiée dans l’édition du 19 janvier.

« Pour la totalité de l’année 2015, dit-il, nous constatons une diminution de 5% des actes antisémites, qui restent cependant à un niveau élevé, avec 806 actes constatés. Au lendemain des attentats de janvier (NDLR : 2015), les actes antimusulmans ont triplé et s’établissent à environ 400». Puis notre docte ministre passe à un autre registre : « Les lieux de culte et cimetières chrétiens, qui sont en France les plus nombreux, ne sont pas épargnés avec 810 atteintes, en hausse de 20% ».

D’abord il y a ces mots à propos des lieux de cultes chrétiens : « Qui sont en France les plus nombreux ». Une manière de minimiser le nombre des attaques. Ensuite, faut-il remarquer,  pour les juifs, Cazeneuve parle de 806 actes antisémites. Pour les chrétiens, de 810 atteintes à des lieux de culte ou des cimetières. Ces dernières ne représentent qu’une partie des actes hostiles. D’autre part, on sait les juifs communautarisés battant le rappel de leurs troupes pour déposer un signalement au moindre comportement jugé par eux antisémite. En revanche, les chrétiens n’en disent mot tant ils sont habitués aux propos méprisants de certains de leurs compatriotes athées et, ce, jusque dans la bouche de quelques enseignants qui confondent laïcité et anticléricalisme. Pour s’en tenir à des chiffres comparables, il aurait fallu parler des atteintes des lieux de culte et cimetières juifs et chrétiens.

Le Ministère de l’Intérieur proclamait en janvier 2015 que « en 2014, on comptait 807 atteintes aux lieux de culte et aux sépultures dont 673 à l’encontre de sites chrétiens ». Pour les juifs, le chiffre s’élevait à 67. Nous n’avons pas de raison de croire les proportions ayant beaucoup changé.

Cazeneuve devrait le dire explicitement, plutôt que de tourner autour du pot.

En Pologne prémices tyranniques de l’Union européenne

La Grèce a été mise sous tutelle économique par l’Union européenne et le FMI suite au déficit budgétaire de l’État.

Déficit, faut-il le rappeler, dont la même Union Européenne et la banque Goldman Sachs sont largement responsables .. mais pas coupables. Aujourd’hui, la Pologne est mise « sous surveillance » par la Commission européenne.

Pour des raisons politiques cette fois. De quoi s’agit-il ?

Pour lire la suite dans   » L’Echelle des Valeurs et la Lettre de Pierre de Villemarest « 

Ecrire à :

Alain Chevalérias
39, rue des Faubourgs
10130 MAROLLES-SOUS-LIGNIERES

 

Palmyre: les pierres ou la vie?

A la suite de l’émotion suscitée par la capture de Palmyre, en Syrie, par les combattants de Daech (le prétendu Etat islamique), nous reprenons les termes du communiqué de la représentation de « La Révolution syrienne en France« .

Le Peuple syrien avant Palmyre

Depuis plus de quatre ans, le monde entier reste quasi inactif devant les massacres et les déplacements massifs subis par le peuple syrien. Un peuple qui a été abandonné face à la machine de répression du régime syrien.

Pendant tout ce temps, ce peuple a perdu près d’un demi-million de martyrs, pour la majorité des jeunes, les villes ont été détruites et vidées de plus de la moitié de leur population, les laissant sans défenseurs.

N’appeler qu’à sauver la ville de Palmyre, après avoir abandonné le peuple syrien, nous  apparaît immoral. En vérité, si des villes qui font partie du patrimoine de l’humanité tombent entre les mains des obscurantistes de Daech, c’est parce que le monde entier a plusieurs fois échoué face au drame syrien.

Ne vous trompez pas d’objectif encore une fois. C’est le peuple syrien qu’il faut sauver d’urgence, parce que de son avenir dépend aussi la sauvegarde d’une partie du patrimoine de l’humanité.

CENTRAFRIQUE : QUI SONT LES ACCUSATEURS DES SOLDATS FRANCAIS ?

D’après les éditions du 30 avril de nos journaux, au moins 14 soldats français se seraient livrés à des actes de nature pédophile, qualifiés de viols, sur de jeunes garçons africains, en République Centrafrique, au cours de l’année 2014.

Je ne suis pas informé pour juger de la véracité des faits.

Néanmoins, cette affaire m’en rappelle d’autres. Quand, par exemple, lors de voyages en Afghanistan dans les années 2000, j’ai entendu des accusations portées contre les soldats allemands dans le nord du pays, ou contre les organisations humanitaires occidentales à Kaboul. Elles se sont avérées fausses.

Il en était de même quand je me rendais en Afghanistan auprès de la résistance, dans les années 80, pendant l’occupation soviétique. Des radicaux islamistes arabes cherchaient à y flétrir la réputation des médecins des ONG françaises en affirmant qu’ils se livraient à des actes contre nature sur les femmes afghanes.

Aussi, avant de tenir pour sûres les accusations lancées contre les soldats français à Bangui, suis-je prudent. Sans a priori mais afin de se donner les meilleures chances d’évaluer les informations, il faut aussi savoir d’où viennent ces accusations.

Les Nations Unies n’ont fait que diligenter une enquête au printemps 2014. Un de leurs fonctionnaires, Anders Kompass, considérant que l’affaire ne progressait pas assez rapidement, a envoyé le dossier à la justice française en 2014. Pourquoi parvient-elle seulement aujourd’hui à nous ?

Le 29 avril, « The Guardian », journal britannique, faisait un scoop en dévoilant les accusations dans ses colonnes. La rédaction avait reçu un rapport des mains d’une certaine Paula Donovan, co-directrice de l’ONG américano-canadienne « Aids Free World».

« Aids Free World » apparaît à l’origine du rapport accusant les Français. C’est une organisation basée à New York et travaillant à l’information sur le SIDA et sa prolifération dans le monde. Elle a été fondée en 2007 par Paula Donovan, une activiste féministe, tendance idéologique qu’elle partage avec la plupart des membres de la direction.

L’autre cofondateur de l’ONG s’appelle Stephen Lewis. Il appartient à une famille de notables juifs canadiens et a épousé Michele Landsberg, elle aussi activiste féministe et très impliquée dans la pratique religieuse juive réformiste qui intronise des rabbins de sexe féminin.

Lewis, né en 1937, a d’abord cherché à percer dans le monde politique avant de faire une carrière diplomatique puis de servir dans les agences des Nations Unies.

On ne peut exonérer nos soldats de toutes fautes sans une enquête approfondie. Celle-ci est même nécessaire, qu’ils soient coupables ou non.

Néanmoins, il convient aussi de s’interroger sur la crédibilité de « Aids Free World ».

Certes, le couple Lewis jouit d’une réputation de respectabilité dans sa bonne ville de Toronto. Néanmoins, les responsables d’« Aids Free World » peuvent avoir été abusés, leur militantisme offrant un terrain fertile pour la manipulation. Un brin d’antimilitarisme, ajouté à un zeste de très anglo-saxonne francophobie, aura pu faire le reste. L’enfer n’est-il pas pavé de bonnes intentions… d’ONG ?

Dans le Parisien du 29 avril, Bernard-Henri Lévy répond aux questions posées par Frédéric Gerschel. On se souvient de la manière dont Lévy a agi en mars 2011, appelant à une intervention militaire contre Mouammar Kadhafi, le dictateur libyen.

A cette époque, Lévy aurait pu avoir raison, s’il avait considéré l’intervention militaire comme une des composantes de l’action politique à mener. Si, comme cela devrait être le cas pour toute opération conduite au nom du droit, les meneurs de l’attaque avaient eu pour objectif prioritaire d’apporter « un mieux » en Libye. Mais le pire a été engendré. Comme en Irak avec les Américains.

A la vue de l’anarchie régnant en Libye, Lévy a pourtant dit au Parisien, n’éprouver « aucun regret ». « Car, affirme-t-il, Kadhafi c’était déjà le chaos, déjà l’absence d’Etat ».

Non Monsieur Lévy ! Certes Kadhafi imposait une dictature fantasque. Cruelle même. Nous nous souvenons des crimes perpétrés sous ses ordres. Nous n’avons pas oublié le traitement infligé aux infirmières bulgares. Mais un ordre minimum régnait. L’Occident avait même réussi à contenir Kadhafi, d’où la cessation de l’embargo contre la Libye en décembre 2003.

Rappelons-le : On pouvait circuler dans le pays. Les flux migratoires venant d’Afrique noire, relativement maîtrisés, Kadhafi empêchait à des désespérés de s’entasser dans des bateaux poubelles pour tenter de rejoindre nos côtes.

Mieux, les islamistes dont vous dénoncez les excès quand cela vous arrange, Kadhafi et son fils Seif Al-Islam étaient parvenus à en prendre le contrôle. Par la force, certainement, mais aussi par des moyens plus « humains », en les achetant et en les intégrant à la vie civile.

Or, ces islamistes ont constitué le fer de lance du soulèvement contre le pouvoir. Vous ne pouviez pas l’ignorer car vous les côtoyiez en Libye. Y compris des radicaux. Impossible donc de ne pas voir le risque qu’ils signifiaient pour le pays.

Alors vous admettez, « C’est vrai qu’il y a eu défaillance, qu’on a eu tort de croire que l’affaire était réglée sous prétexte que le dictateur était défait… »

Un peu facile ! Si le grand politologue que vous êtes ne pouvait pas prévoir ce qu’un modeste journaliste avait compris, c’est à désespérer.

Or, sans être prophète, à la suite d’un déplacement à Tripoli en mars 2011 , j’avais mis en évidence le danger islamiste. J’avais même approché des politiques français pour essayer de défendre l’idée d’une négociation avec l’entourage de Kadhafi. Afin d’obtenir une transition de pouvoir en douceur et pour empêcher une montée aux affaires des islamistes.

Ce n’est pas une utopie. Nous, Français, avions les hommes et les moyens d’y parvenir en jouant, d’une main de la pression militaire, de l’autre nous servant de nos divers contacts sur le terrain. J’ai vite compris que l’objectif n’était que de se débarrasser de Kadhafi. Sans doute de préférence de l’éliminer physiquement. Fallait-il l’empêcher de parler ?

Ceci dit, j’aimerais vous poser une question : Qui vous a demandé de susciter, sinon d’amplifier, le chaos libyen ?

Lire aussi: Al-Qaïda en Libye